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	<title>SPWB - Le Secours Populaire Wallonie - Bruxelles</title>
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		<title>Un pays, deux communautés endeuillées.</title>
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		<pubDate>Fri, 23 Mar 2012 08:45:27 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Robert</dc:creator>
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		<category><![CDATA[Articles]]></category>

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		<description><![CDATA[Le drame qui s’est déroulé la nuit dernière près de Sion, en Suisse, ne peut laisser personne insensible. Nous partageons la peine des parents de ces jeunes enfants, qui après avoir savouré les plaisirs de la montagne s’en retournaient heureux de revoir leurs parents et tant à leur raconter.

Beaucoup d’entre eux ne pourront le faire, le destin, un destin injuste les a enlevés à l’amour de leurs proches. Certains d’entre eux garderont dans leurs chairs les conséquences physiques de cet accident mais tous les survivants en conserveront un souvenir traumatisant.
]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Le drame qui s’est déroulé la nuit dernière près de Sion, en Suisse, ne peut laisser personne insensible. Nous partageons la peine des parents de ces jeunes enfants, qui après avoir savouré les plaisirs de la montagne s’en retournaient heureux de revoir leurs parents et tant à leur raconter.</p>
<p>Beaucoup d’entre eux ne pourront le faire, le destin, un destin injuste les a enlevés à l’amour de leurs proches. Certains d’entre eux garderont dans leurs chairs les conséquences physiques de cet accident mais tous les survivants en conserveront un souvenir traumatisant.<br />
Nous, Wallons, Courcellois, partageons la peine de ces nombreuses familles du nord de notre pays. Les mots sont de peu de poids devant une telle fatalité meurtrière.</p>
<p>Aux familles, à leurs proches, aux habitants de Lommel et Heverlée, notre mouvement politique veut leur témoigner de la grande peine qui nous a tous atteints.<br />
<strong><br />
Le Secours Populaire Wallonie-Bruxelles</strong><br />
___________________________________________________________________________________________________________________________________________________________<br />
<strong>Een land, twee gemeenschappen  in rouw .</strong></p>
<p>Het drama van vorige nacht niet ver van Sion, in Zwitserland, mag niemand ongevoelig laten.<br />
We nemen deel aan de pijn van de ouders van al die kinderen, die, na een aangenaam verblijf in de bergen gelukkig waren hun ouders terud te zien . Se hadden zoveel te vertellen.</p>
<p>Maar sommigen zullen het niet kunnen, een tragische lot zal het hen belletten&#8230; en ze zullen een traumatische herinnering behouden van hun vakantie.</p>
<p>Wij, Waalen, Courcellois, nemen deel aan de pijn van de families van het Noorden van ons land. Er zijn geen woorden &#8230;</p>
<p>Aan de families en vrienden, aan de inwoners van Lommel en Heverlee wil ons partij van zijn medelijden getuigen.</p>
<p><strong>Le Secours Populaire Wallonie-Bruxelles<br />
</strong></p>
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		<title>La précarité en Allemagne : quand un salaire ne suffit pas pour vivre</title>
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		<pubDate>Tue, 06 Mar 2012 10:07:01 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Robert</dc:creator>
				<category><![CDATA[Activités]]></category>

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		<description><![CDATA[Les Allemands sont de plus en plus nombreux en situation précaire. Souvent, même un emploi à plein temps ne suffit pas pour s'assurer un revenu décent]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Les Allemands sont de plus en plus nombreux en situation précaire. Souvent, même un emploi à plein temps ne suffit pas pour s&#8217;assurer un revenu décent</p>
<p>L&#8217;entrée du Tafel de la Karl Marx Strasse à Berlin, l&#8217;équivalent allemand des Restos du coeur, est bondée en ce jeudi de janvier. Chômeurs et retraités s&#8217;y pressent pour recevoir des denrées alimentaires contre un euro symbolique. &laquo;&nbsp;Environ 150 personnes viennent chaque semaine. C&#8217;est en constante augmentation&nbsp;&raquo;, explique Jutta, une des bénévoles. &laquo;&nbsp;Nous avons surtout de plus en plus de retraités.&nbsp;&raquo; Erika, 72 ans, fait partie de ces seniors qui n&#8217;arrivent pas à joindre les deux bouts. &laquo;&nbsp;Je touche 770 euros par mois, alors que j&#8217;ai travaillé toute ma vie&nbsp;&raquo;, témoigne l&#8217;ancienne employée de laboratoire.</p>
<p>Et Erika est loin d&#8217;être la seule retraitée en situation précaire en Allemagne. La cause : de bas salaires, et surtout plusieurs gels des retraites ces dix dernières années. Résultat : plus de 660 000 personnes de 65 à 74 ans exercent un emploi à temps partiel dans le pays ; 58 % de plus qu&#8217;en 2000. Et pour Ulrike Mascher, présidente de l&#8217;association pour la défense des droits sociaux VDK, ces retraités ne travaillent pas par plaisir : &laquo;&nbsp;Ils portent des journaux à 5h du matin, rangent des étagères dans des supermarchés, font des ménages, etc. On ne fait pas cela pour rencontrer des collègues, mais parce qu&#8217;on a urgemment besoin d&#8217;argent.&nbsp;&raquo; Et la situation ne risque pas de s&#8217;arranger, car le nombre de travailleurs pauvres est en constante augmentation. Selon un rapport de l&#8217;Institut du travail de l&#8217;université de Duisbourg-Essen de 2010, plus de 6,55 millions de personnes en Allemagne toucheraient moins de 10 euros brut de l&#8217;heure soit 2,26 millions de plus en 10 ans. Anne, mère célibataire, connaît bien ce problème : &laquo;&nbsp;C&#8217;est fou qu&#8217;à 30 ans, employée à plein temps, je sois obligée de demander des aides de l&#8217;État.&nbsp;&raquo; Elle travaille dans une usine de poissons au nord de l&#8217;Allemagne, pour moins de 800 euros par mois. &laquo;&nbsp;Je gagnerais plus avec des allocations de chômage de longue durée !&nbsp;&raquo; Mais la jeune femme préfère se battre. &laquo;&nbsp;Je me suis engagée dans le parti Die Linke. Je veux militer pour un salaire minimum interprofessionnel d&#8217;au moins 8,5 euros de l&#8217;heure.&nbsp;&raquo;</p>
<p>Déborah BERLIOZ<br />
Magazine ParisBerlin</p>
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		<title>sdf de plus en plus jeunes à Charleroi</title>
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		<pubDate>Thu, 01 Mar 2012 10:51:56 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Robert</dc:creator>
				<category><![CDATA[Activités]]></category>

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		<description><![CDATA[A Charleroi comme ailleurs, le nombre de "sans domicile fixe" ne cesse de croître. Et parmi eux, les jeunes sont de plus en plus nombreux. Leur réalité quotidienne est celle de la rue, de la drogue et de la violence. Alors, le soir, ils sont heureux de se retrouver à l’abri de nuit du "Relais Social de Charleroi".  La nuit tombe et, sous le crachin, ils arrivent seuls ou 2 par 2. Blottis dans de maigres blousons et transis de froid, ils ont une vingtaine d'année et des regards déjà durs. Il viennent pourtant ici chercher un peu de chaleur humaine. Dans l'ancienne classe d'école, jeunes et vieux, hommes et femmes partagent une tasse de café . Les plus vieux jouent aux cartes et beaucoup parmi les jeunes font du coloriage, comme des gosses.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p> </p>
<p> </p>
<p>A Charleroi comme ailleurs, le nombre de &laquo;&nbsp;sans domicile fixe&nbsp;&raquo; ne cesse de croître. Et parmi eux, les jeunes sont de plus en plus nombreux. Leur réalité quotidienne est celle de la rue, de la drogue et de la violence. Alors, le soir, ils sont heureux de se retrouver à l’abri de nuit du &laquo;&nbsp;Relais Social de Charleroi&nbsp;&raquo;.  La nuit tombe et, sous le crachin, ils arrivent seuls ou 2 par 2. Blottis dans de maigres blousons et transis de froid, ils ont une vingtaine d&#8217;année et des regards déjà durs. Il viennent pourtant ici chercher un peu de chaleur humaine. Dans l&#8217;ancienne classe d&#8217;école, jeunes et vieux, hommes et femmes partagent une tasse de café . Les plus vieux jouent aux cartes et beaucoup parmi les jeunes font du coloriage, comme des gosses.<br />
Dans la rue à 18 ans, Jonathan a déjà connu toutes les galères. Et il n&#8217;est pas le seul. Demain, il fêtera son anniversaire mais sous un toit cette fois. Grâce aux éducateurs de rue qui l&#8217;ont aidé à reprendre goût à la vie. Pour Michael, ce centre d&#8217;accueil est un havre. En sortant de prison, c&#8217;est ici qu&#8217;il a commencé à se reconstruire. Mais bien d&#8217;autres sont toujours dehors sans boulot et sans famille. Ils sont dans la rue, sous un porche d&#8217;entrée, ou, au mieux, dans un squat.</p>
<p>Le constat posé par le &laquo;&nbsp;relais social de Charleroi&nbsp;&raquo; est interpellant. Les sans-abris sont non seulement de plus en plus nombreux mais aussi et surtout de plus en plus jeunes. On trouve même parfois dans la rue des mineurs d&#8217;âge. Les abris de nuit voient arriver de plus en plus de jeunes en rupture avec leur famille et avec la société. Ils sont souvent sous l&#8217;emprise de la drogue et leur comportement est difficile à gérer. Ils sont victimes d&#8217;une détresse profonde que les institutions et les associations ne parviennent plus à soulager. La rue devient alors pour eux le dernier refuge.</p>
<p>Thierry Vangulick, Daniel Barbieux</p>
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		<title>L’opération «Hiver 2012»: de l’État social au sparadrap social</title>
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		<pubDate>Thu, 01 Mar 2012 10:26:32 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Robert</dc:creator>
				<category><![CDATA[Activités]]></category>

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		<description><![CDATA[Donc, notre radio-télévision publique francophone a mené une très médiatique opération «Hiver 2012» la semaine dernière. Riche idée. RTL doit se mordre les doigts de ne pas y avoir pensé. Le mercredi, une journaliste s’émouvait de la situation de Francesco, se réchauffant au feu de bois dans son salon qui atteignait à peine les 6°C. Francesco est malade et ne peut plus travailler. Son allocation d’invalidité ne lui permet pas de remplir sa citerne à mazout. Et la journaliste de lui tendre un micro compatissant: «Comment fait-on pour vivre avec 1.200€ par mois?» Cette question, on aurait pu la poser aux nombreux travailleurs à temps plein dont le salaire ne dépasse pas cette somme. Mais ce n’était pas le sujet…

]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: center;"><a href="http://www.spwb.be/wp-content/uploads/2012/03/hiver-22.jpg"><img class="size-full wp-image-1549  aligncenter" title="hiver 2" src="http://www.spwb.be/wp-content/uploads/2012/03/hiver-22.jpg" alt="hiver 2" width="225" height="224" /></a> </p>
<p>Donc, notre radio-télévision publique francophone a mené une très médiatique opération «Hiver 2012» la semaine dernière. Riche idée. RTL doit se mordre les doigts de ne pas y avoir pensé. Le mercredi, une journaliste s’émouvait de la situation de Francesco, se réchauffant au feu de bois dans son salon qui atteignait à peine les 6°C. Francesco est malade et ne peut plus travailler. Son allocation d’invalidité ne lui permet pas de remplir sa citerne à mazout. Et la journaliste de lui tendre un micro compatissant: «Comment fait-on pour vivre avec 1.200€ par mois?» Cette question, on aurait pu la poser aux nombreux travailleurs à temps plein dont le salaire ne dépasse pas cette somme. Mais ce n’était pas le sujet…</p>
<p>Ce qui étonne, c’est la surprise des organisateurs devant «la magnifique solidarité des Belges». Pourtant, les multiples opérations 11.11.11, Iles de Paix et autre Télévie montrent bien que Monsieur et Madame Tout le Monde sont solidaires et ont le cœur sur la main.Quelques-uns, qui savaient de quoi il s’agissait, ont osé, avec beaucoup de précaution et de délicatesse, essayer d’expliquer que tout n’était pas aussi simple; que proposer gratuitement un logement meublé et chauffé à quelqu’un qui n’a connu que la rue depuis des années pouvait être problématique. Et que par contre, le proposer en location au CPAS qui pouvait le transformer en habitation sociale et servir d’intermédiaire avec le propriétaire, c’était une solution plus durable… Une de ces personnes a souligné le fait que la vraie solution devait être structurelle et non laissée à la bonne volonté des citoyens.</p>
<p>Merci à ces acteurs sociaux d’avoir eu l’intelligence et un certain courage, d’oser inscrire quelques bémols à la déferlante solidaire. Ils ne l’ont pas fait pour dévaloriser les bons sentiments – nul doute qu’ils ont sauvé des vies en cette période de grand froid – mais pour souligner la nécessité d’apporter au problème des solutions structurelles mises en œuvre par les pouvoirs publics. On ne peut s’empêcher de faire le lien avec l’article du Soir du 8 février sur les «tabous» de la société belge. 3ème tabou: «Les syndicats freinent le progrès», titre mis entre guillemets pour préserver le quotidien de toute critique. L’article citait: «Ouvrons les yeux, nous vivons dans un état de prospérité croissante. Mais cela a un prix. On n’a jamais pensé aux reculs, pourtant il faut s’y faire.» Signé: Vincent Reuter, patron de l’Union wallonne des Entreprises. Donc, «Nous vivons dans un état de prospérité croissante».</p>
<p>Allez dire ça aux deux dames interrogées sur la deuxième chaîne de télévision française qui dorment dans leur voiture, qu’elles ont réussi à conserver: l’une depuis deux ans; l’autre depuis quelques mois. Depuis qu’elle a perdu son logement, depuis qu’on lui a retiré la garde de ses enfants. Celle-ci pleurait car malgré la couette qu’elle avait pu aussi conserver, elle ne parvenait pas à se réchauffer et scandait telle une mélopée: «J’ai froid… et j’ai froid». Et le «et» de sa phrase prenait soudain une intensité inhumaine… Celle-là, plus aguerrie, disait qu’elle avait passé un an à se rendre invisible, car elle avait honte… Allez dire ça au petit vieux qui vit dans une pièce de quelques mètres carrés et à qui EDF a coupé l’électricité. Il fait 2°C dans sa chambre. Il veut bien rembourser 100 € par mois mais essuie un refus clair et net : sans le remboursement de la somme globale de 500 €, pas de courant. EDF: Electricité de France…</p>
<p>Revenons à nos deux dames scotchées à leur voiture: fini de se rendre invisibles car elles n’ont plus rien à perdre. Elles acceptent d’être filmées pour le JT. Le lendemain: avalanche d’offres de toute nature: une gentille dame leur offre la jouissance d’un coquet appartement en plein Paris et montre: il y a tout le confort et c’est chauffé. Elles pourront en disposer… quelques jours, précise la dame. Celle qui dit avoir eu honte a compris qu’elle doit accepter la solidarité pour survivre et en est reconnaissante, mais elle sait aussi que pour chasser définitivement la honte, la solution est obligatoirement autre. Et quel est le seul acteur capable d’apporter cette solution structurelle? L’Etat. Lui seul peut sortir les citoyens démunis de la charité et d’un sentiment de honte, en reconnaissant leurs droits de citoyens: droit non seulement au vivre et au couvert décents, mais également au travail qui les procure, sans parler du droit aux loisirs, à la culture…</p>
<p>Cette «opération Hiver 2012» est, malgré elle, une parfaite parabole de l’importance de l’Etat dans l’organisation de la vie en société. On offre des couvertures et de l’argent quand il faudrait surtout des logements. On est prêt à faire la charité, mais on râle de devoir payer des impôts et des cotisations sociales… qui sont pourtant la clé du bien-être pour tous: la protection sociale, les services publics, la santé, des pensions dignes… Le vrai drame est d’avoir mené pendant des années des attaques en règle contre les pouvoirs publics. Aujourd’hui, ces pouvoirs et services publics dont on a raboté et les moyens et la légitimité, ne sont plus en capacité d’atteindre leurs objectifs. Qu’on ne se méprenne pas. Le but de notre démarche n’est évidemment pas de dénigrer les actes de solidarité nécessaires pour parer à l’urgence mais bien de remplacer la couverture de laine par une véritable couverture sociale2. A la veille d’un contrôle budgétaire qui, si l’on ne réagit pas, ne fera qu’aggraver le sort des plus pauvres, aura-t-on droit à une tout aussi médiatique campagne de sensibilisation qui mette le doigt sur les véritables raisons de la précarité croissante de la population?</p>
<p><strong>Thierry Bodson, Secrétaire général de la FGTB wallonne</strong></p>
<p><strong>Francis Wégimont, Secrétaire général de l’IRW CGSP</strong></p>
<p><strong>Matéo Alaluf, sociologue</strong></p>
<p><strong>Marc Jacquemain, sociologue</strong></p>
<p><strong>Hugues Le Paige, journaliste-réalisateur, directeur de la revue Politique</strong></p>
<p><strong>Christine Mahy, Secrétaire générale du Réseau wallon de lutte contre la pauvreté (RWLP)</strong></p>
<p>1 Expression utilisée par une travailleuse sociale lors d’une interview.</p>
<p>2 Irène Kaufer,</p>
<p>« Une couverture en laine c&#8217;est bien, une couverture sociale c&#8217;est mieux. »</p>
<p>Article publié sur les blogs de POLITIQUE, revue de débat.</p>
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		<title>Les SDF meurent toute l’année !</title>
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		<pubDate>Tue, 28 Feb 2012 16:40:07 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Robert</dc:creator>
				<category><![CDATA[Activités]]></category>

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		<description><![CDATA[Les SDF meurent toute l’année !
Quand la température descend considérablement (les journalistes découvrant ce fait étonnant, il fait froid l’hiver !) comme en ce moment, il est d’usage, chaque année, de s’apitoyer avec un rien d’hypocrisie et force mièvrerie sur le sort des SDF.
]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: center;"><a href="http://www.spwb.be/wp-content/uploads/2012/02/pauvreté1.bmp"><img class="aligncenter size-full wp-image-1540" title="pauvreté" src="http://www.spwb.be/wp-content/uploads/2012/02/pauvreté1.bmp" alt="pauvreté" /></a></p>
<p style="text-align: left;"> </p>
<p style="text-align: left;">Quand la température descend considérablement (les journalistes découvrant ce fait étonnant, il fait froid l’hiver !) comme en ce moment, il est d’usage, chaque année, de s’apitoyer avec un rien d’hypocrisie et force mièvrerie sur le sort des SDF.</p>
<p>Quand l’un d’eux meurt de froid, on verse des larmes de crocodiles, puis on oublie, jusqu’à l’année prochaine. On s’achète une bonne conscience et on rentre au chaud chez soi et pleurnichant devant son écran. Et rien ne change. Cet apitoiement n’a rien de sympathique, il écœure. Cela ne date pas d’hier, en lisant le sympathique livre de Jean-Paul Clébert, « Paris insolite » (dans la collection « Points » aux éditions du Seuil), où il raconte sa vie à « la cloche de bois », l’auteur donne aussi un témoignage qui s’oppose aux images d’Epinal, il le dit bien, quand on dort à la « belle étoile » on dort mal, et le matin, et si on ne se lave pas c’est aussi parce que l’on a tout le temps froid.</p>
<p>Tout comme le livre de Patrick Deckerck, « les naufragés » (dans la collection « Terre humaine » de Jean Malaurie), le livre de Clébert tente de lutter contre les préjugés et partis pris angéliques concernant les sans-abris. La pauvreté voir l’extrême pauvreté ne rend pas meilleur, hélas. Les journalistes, les politiques, et le reste de population réagissent comme si il n’y avait pas de « sans abris » dehors les autres saisons, et qu’il n’y avait pas de morts parmi eux le reste de l’année alors qu’il y a peut-être plus de décès dans cette catégorie de la population l’été.<br />
Paradoxalement, et ironiquement, on constate qu’à Paris dans les quartiers les plus bobolisés, les rues « branchées », les SDF sont superbement ignorés, ils gênent plutôt qu’autre chose dans le décor, quand on les voit sur les bouches de métro, sous les portes cochères, et voire même sur le pas de porte d’associations dites caritatives qui ne sont pas fichues, elles non plus, d’ouvrir leurs bureaux le soir alors qu’il y a urgence. En plus, certains ne disent même pas « merci » avec déférence quand on leur laisse une petite pièce, car même les bourgeois bohèmes ont parfois mauvaise conscience !</p>
<p>Un SDF avec qui je discutais en attendant le bus à Evreux me raconta son histoire et sa visite dans les services sociaux du département censés l’aider à se reloger alors que cela fait sept ans qu’il est à la rue. Les dames chargées de l’accueil lui dirent qu’il ne fallait pas qu’il se montre trop impatient, car il y avait 3500 dossiers avant le sien. Comme il manifestait justement son agacement, celles-ci lui lancèrent que « déjà elles l’écoutaient, qu’il ne faudrait quand même pas qu’il exagère » ce « gros gâté ». Une autre hypocrisie majeure est de laisser croire qu’il n’y a en somme que dans les grandes villes qu’il y a des SDF et des « mal-logés », donc surtout à Paris, et que l’on n’en voit pas en province, ou dans les petites villes rurales que leurs habitants voient encore telles qu’elles étaient au XIX ème siècle quand il existait encore en ruralité un véritable lien communautaire. Alors que le problème se pose partout de la même manière.</p>
<p>Beaucoup préfèrent se reposer sur l’image qu’ils se font de l’endroit où ils habitent, où l’on serait plus solidaire, plus humain alors qu’il n’en est rien, et que ce serait même de pire en pire du fait de l’afflux de « rurbains » qui ne veulent surtout pas entendre parler ni de précarité, ni de mal-logement, ni de pauvreté, dans leur pavillon acheté à crédit. On a d’ailleurs des pauvres la même idée que l’on en avait au XIX me siècle, ce sont des « fainéants », des « voleurs de poules »… Il faut dire que la pauvreté fait peur, car la plupart des Fançais savent fort bien que dans notre société consumériste, la pauvreté peut toucher tout le monde sans exception et ce,u jour au lendemain. Cela n’empêche pas la course à l’abîme que représente l’achat à crédit des objets réputés indispensables pour vivre en 2012, crédit pouvant très vite mener au surendettement. Peu importe, tels les lemmings qui vont se jeter du haut de falaises gigantesques une fois l’an sans que l’on ne sache trop pourquoi, c’est simplement l’instinct grégaire qui les pousse à cela, les consommateurs continuent à s’endetter et risquer de se retrouver à la rue et jusqu’à la fin ils le feront&#8230;</p>
<p>Amaury Watremez</p>
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		<title>Une couverture sociale, c&#8217;est mieux qu&#8217;une couverture en laine</title>
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		<pubDate>Tue, 21 Feb 2012 16:18:33 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Robert</dc:creator>
				<category><![CDATA[Activités]]></category>
		<category><![CDATA[pauvreté]]></category>

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		<description><![CDATA[jeudi 16 février 2012, 13:58
 
Anne Herscovici Députée bruxelloise Ecolo, conseillère et ex-présidente du CPAS d'Ixelles
 
L'hiver a un mérite : il ouvre, surtout s'il y a grand froid, une brèche dans l'indifférence ou, chez d'autres, une pause dans la condamnation des pauvres. L'opération « Hiver 2012 » de la RTBF a rappelé que, au-delà du SDF sur son tas de cartons, la pauvreté est pour l'essentiel invisible, qu'elle se cache le plus souvent dans les logements, où le froid peut être terrible. 
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			<content:encoded><![CDATA[<p>jeudi 16 février 2012, 13:58</p>
<p>Anne Herscovici Députée bruxelloise Ecolo, conseillère et ex-présidente du CPAS d&#8217;Ixelles</p>
<p>L&#8217;hiver a un mérite : il ouvre, surtout s&#8217;il y a grand froid, une brèche dans l&#8217;indifférence ou, chez d&#8217;autres, une pause dans la condamnation des pauvres. L&#8217;opération « Hiver 2012 » de la RTBF a rappelé que, au-delà du SDF sur son tas de cartons, la pauvreté est pour l&#8217;essentiel invisible, qu&#8217;elle se cache le plus souvent dans les logements, où le froid peut être terrible. Les assistants sociaux des CPAS connaissent bien ces logements humides, mal isolés, aux appareils de chauffage défectueux ou privés de combustible, où le gaz ou l&#8217;électricité ont été réduits au minimum pour défaut de paiement. Sans compter que, si les pauvres consomment moins, la part de leurs revenus consacrée à leur facture énergétique est plus importante. Leurs revenus n&#8217;augmentent pas au printemps et le montant des loyers ne fond pas avec le redoux. Pas plus que les discriminations dans l&#8217;accès au logement. Les femmes seules avec enfants en savent quelque chose. Et si elles ont un teint exotique, c&#8217;est encore pire.</p>
<p>La pauvreté est aussi insupportable en été qu&#8217;en hiver, parce qu&#8217;il est insupportable de passer sa vie à jongler avec des ressources insuffisantes pour faire face aux dépenses de base, à refuser systématiquement à ses enfants ce que la publicité s&#8217;échine, à coup de milliards, à rendre désirable, à ne pas pouvoir payer leur participation aux classes vertes ou de neige. Parce qu&#8217;il est humiliant, mauvais pour la santé mentale et physique, de s&#8217;entendre reprocher de vivre aux crochets de la collectivité, d&#8217;être contraint à la débrouille et à la ruse : un peu de noir, une aide financière familiale non déclarée, des artifices pour échapper à l&#8217;inacceptable statut de « cohabitant ». Ces petites fraudes de survie ne devraient pas être, mais les mettre sur le même pied que la fraude fiscale, quelle indécence !</p>
<p>Je ne suis pas certaine que les CPAS ont mesuré ce que ces appels radiophoniques à la générosité allaient provoquer comme confusion et complications. Ils ne sont pas équipés pour trier et stocker des vêtements et des couvertures ou des stères de bois de chauffage. Leurs travailleurs ont déjà bien du mal à traiter les demandes d&#8217;aide dans les délais légaux et les usagers à les trouver au bout du fil. Encourager les personnes à venir au CPAS si elles sont en difficulté, pourquoi pas ? Cela n&#8217;a en effet rien de déshonorant. Mais pour éviter les désillusions et les colères, il faut aussi expliquer que l&#8217;aide des CPAS n&#8217;est pas automatique. Notamment du fait de la loi. Cette aide est soumise au respect d&#8217;une série de conditions et donne lieu à une enquête sociale préalable ; cela prend du temps et peut aboutir à un refus d&#8217;aide.</p>
<p>Sauf à être complice de l&#8217;hypocrisie des puissants, il s&#8217;agit de montrer les mécanismes qui créent la pauvreté et la précarisation, celle des femmes notamment, parce que la pauvreté n&#8217;est pas le fruit du hasard ou de la malchance. Parce que, comme l&#8217;écrit sur son blog mon amie Irène Kaufer, « une couverture en laine, c&#8217;est bien, une couverture sociale, c&#8217;est mieux ». Parce qu&#8217;il est inacceptable que les petits salaires de trop e travailleurs, les pensions, les allocations sociales ne permettent pas de se loger décemment dans les grandes villes.</p>
<p>Un lit en urgence en hiver donne un abri pour 9 heures, et c&#8217;est mieux que la rue, mais un logement assure un foyer pour 9 ans.</p>
<p>Bousculons le « prêt-à-penser ». Elargissons le débat sur la pauvreté au débat sur la richesse et sa répartition de plus en plus inégale.</p>
<p>Nous sortons d&#8217;une année européenne de lutte contre la pauvreté où les discours ont fleuri. Que n&#8217;a-t-on entendu comme engagements à réduire le taux de pauvreté ! Mais de qui se moque-t-on quand la même Europe impose et quand les gouvernements se laissent imposer des mesures telles que la fameuseÂ Règle d&#8217;Or qui va aggraver la pauvreté parce que les efforts sont injustement répartis. Ne faudrait-il pas briser les tabous et arrêter de dire, sur le ton de l&#8217;évidence, que l&#8217;on comprend les inquiétudes de la population mais qu&#8217;il n&#8217;y a pas d&#8217;autre choix possible ? Les mesures que l&#8217;on prend en ce moment, par exemple la diminution accélérée des allocations de chômage, aggraveront la pauvreté. C&#8217;est inévitable. A moins qu&#8217;on se décide enfin à inverser des choix prétendument inévitables.</p>
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		<title>Plus de 1,6 million d’enfants sans-abri aux Etats-Unis</title>
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		<pubDate>Fri, 17 Feb 2012 17:26:08 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Robert</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Le chiffre a de quoi frapper : aux Etats-Unis, on dénombre plus de 1,6 million d’enfants qui n’ont pas de domicile. Loin de s’atténuer, cette situation dramatique n’a fait qu’empirer. En quatre ans, le nombre d’enfants vivant ainsi dans des voitures, sous une tente, dans un parc a progressé de 38%. Une association spécialisée, Le Centre national pour les familles sans-abri, lance un appel pour agir au plus vite contre ce fléau.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: center;"><strong><a href="http://www.spwb.be/wp-content/uploads/2012/02/875175-001_03.jpg"><img class="size-full wp-image-1526  aligncenter" title="875175-001_0" src="http://www.spwb.be/wp-content/uploads/2012/02/875175-001_03.jpg" alt="875175-001_0" width="344" height="257" /></a>Par Claire Arsenault<a href="http://www.spwb.be/wp-content/uploads/2012/02/875175-001_02.jpg"></a></strong></p>
<p style="text-align: justify;">Le chiffre a de quoi frapper : aux Etats-Unis, on dénombre plus de 1,6 million d’enfants qui n’ont pas de domicile. Loin de s’atténuer, cette situation dramatique n’a fait qu’empirer. En quatre ans, le nombre d’enfants vivant ainsi dans des voitures, sous une tente, dans un parc a progressé de 38%. Une association spécialisée, Le Centre national pour les familles sans-abri, lance un appel pour agir au plus vite contre ce fléau.</p>
<p>A l’heure où Le Centre national pour les familles sans-abri (National Center on Family Homelessness) publie un rapport révélant qu’aux Etats-Unis, fin 2010, 1,6 million d’enfants n’ont pas de domicile, ce chiffre dramatique est probablement déjà dépassé. Chaque année, en effet, le nombre de familles sans logement ne fait que croître : en quatre ans, leur nombre a augmenté de 38%. L’étude relève aussi que la moitié des enfants sans domicile résident dans six Etats du sud-est alors que presque la même proportion (42%) a six ans et moins. Un tiers des enfants vivent avec une mère seule atteinte d’une maladie chronique.</p>
<p>« Ces enfants sans-abri constituent une part importante de ce tiers-monde qui émerge sur le sol américain, constate en préambule de son rapport, l’association. Un enfant américain sur 45 vit dans une insécurité complète, sans toit sur la tête, le ventre souvent creux, sans savoir d’où pourra bien venir le prochain repas. Malgré le fait qu’ils soient de plus en plus nombreux, ils demeurent invisibles aux yeux de la plupart. Ils ont tout perdu, la sécurité, l’intimité, le confort tout autant que leurs amis, leurs jouets ou leur animal favori… Des pertes qui infligent de profondes et durables cicatrices », soulignent les auteurs.</p>
<p><strong>« Un désastre créé par l’homme »</strong></p>
<p>Les conséquences sur la santé ne sont pas moins dramatiques. Le Centre national a ainsi relevé, sans surprise, que ces enfants souffraient plus souvent de maladies chroniques que les autres, d’asthme, de stress post-traumatique et de troubles émotionnels. Leur scolarité chaotique limite grandement leurs acquis en calcul comme en lecture, autant de handicaps difficiles à surmonter ensuite. Logés au mieux dans des centres d’hébergement ou des motels, faute de place, ces enfants « vivent » fréquemment dans une voiture.</p>
<p>« Il y a actuellement plus d’enfants sans résidence qu’après les cyclones Katrina et Rita. Ce qui est nouveau, remarque le Centre national, c’est que les 1,6 million d’enfants sans-abri sont la conséquence d’un désastre créé par les hommes qui a causé la récession économique ».</p>
<p>Classement décroissant des États américains selon le nombre d’enfants sans domicile fixe</p>
<p>Malgré la sévérité des problèmes décrits, l’association d’aide aux sans-abri constate quelque peu amère, que la réponse de l’Etat américain reste bien limitée proportionnellement à la gravité de la situation. Certains Etats ont néanmoins mis au point des programmes sur 10 ans pour prévenir et mettre fin à la situation des enfants sans-abri. Mais seuls six Etats ont réellement développé une politique de prévention pour endiguer le phénomène.</p>
<p>Cela justifie pleinement la recommandation émise par Le Centre national pour les familles sans-abri qui conseille aux Etats « de mettre fin aux coupes budgétaires des programmes destinés à aider les familles et enfants sans logement, ce qui ne ferait qu’entraîner un nombre plus important de sans domiciles ».</p>
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		<title>Un Belge sur huit connaît la pauvreté</title>
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		<pubDate>Fri, 10 Feb 2012 13:39:08 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Robert</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Une étude sociologique donne les chiffres de la pauvreté dans notre pays. Le coût croissant du logement en serait une des causes explicatives.

Une étude de l'Université d'Anvers, menée par les sociologues Caroline Dewilde et Peter Rayemaeckers, relayée par nos confrères du "Morgen" dans leur édition de mardi, dresse un constat assez alarmant de la réalité socio-économique de notre pays. Selon cette étude, quelque 12 pc des Belges seraient aujourd'hui confrontés à la pauvreté soit 6 pc en Flandre, 8 pc en Wallonie et jusqu'à 28 pc de la population à Bruxelles, soit près d'un habitant sur trois dans la capitale.

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			<content:encoded><![CDATA[<p>Une étude sociologique donne les chiffres de la pauvreté dans notre pays. Le coût croissant du logement en serait une des causes explicatives.</p>
<p>Une étude de l&#8217;Université d&#8217;Anvers, menée par les sociologues Caroline Dewilde et Peter Rayemaeckers, relayée par nos confrères du &laquo;&nbsp;Morgen&nbsp;&raquo; dans leur édition de mardi, dresse un constat assez alarmant de la réalité socio-économique de notre pays. Selon cette étude, quelque 12 pc des Belges seraient aujourd&#8217;hui confrontés à la pauvreté soit 6 pc en Flandre, 8 pc en Wallonie et jusqu&#8217;à 28 pc de la population à Bruxelles, soit près d&#8217;un habitant sur trois dans la capitale.</p>
<p>Il ne s&#8217;agit certes pas de la première étude en la matière, mais l&#8217;originalité de celle-ci provient des critères retenus pour la réaliser. Alors que généralement les chiffres de la pauvreté s&#8217;établissent uniquement par rapport au revenu moyen national, les chercheurs ont choisi ici de privilégier une approche plus large du concept. &laquo;&nbsp;Les gens peuvent disposer à première vue de bons revenus mais néanmoins ne pas être en mesure de payer leur facture d&#8217;hôpital ou un ordinateur pour les études de leur enfant&nbsp;&raquo;, indique ainsi le sociologue Peter Raeymaeckers.</p>
<p>&laquo;&nbsp;C&#8217;est pourquoi nous ne nous sommes pas seulement intéressés aux revenus mais aussi au fait que quelqu&#8217;un éprouve des difficultés à payer un prêt hypothécaire, une facture de téléphone, des soins de santé, des amendes ou d&#8217;effectuer un nouvel achat. Si une situation imprévue se présente, toute une série de ménages risquent de se retrouver enfoncés dans les difficultés, accumulant tout d&#8217;abord les dettes avant de sombrer dans la pauvreté et cela parce qu&#8217;ils ne disposent pas d&#8217;économies&nbsp;&raquo;.</p>
<p>L&#8217;étude indique ainsi que 15 pc des Belges sont confrontés à un manque de moyens. Chez la moitié d&#8217;entre eux, cela est à mettre sur le compte de revenus insuffisants, ce qui mène traditionnellement vers la pauvreté. Et dans le groupe qui manque de moyens, un quart (26 pc) des personnes ne sont pas en mesure de faire une petite acquisition, trois quarts (78 pc) doivent se passer de grosses acquisitions et plus d&#8217;un tiers (37 pc) ne sont pas en mesure d&#8217;acheter des outils technologiques comme un ordinateur.</p>
<p>Une des explications possibles de ces chiffres très élevés réside, selon les auteurs, dans le coût croissant des frais dépensés dans l&#8217;habitation qui absorbent une trop grande part du budget des ménages. La surconsommation qui amène souvent un recours aux crédits et à l&#8217;endettement peut également, selon eux, jouer un rôle important dans les difficultés rencontrées par nombre de Belges d&#8217;acquérir des biens et services essentiels.</p>
<p>En février 2007, l&#8217;Institut national de statistiques rendait publique une enquête menée au niveau européen sur la pauvreté. Avec 15 pc de la population en dessous du seuil de pauvreté, la Belgique se situait juste en deçà de la moyenne européenne.</p>
<p>D&#8217;après cette enquête et sur base d&#8217;un critère strict fixé en fonction du revenu moyen et variant de pays en pays, une personne était considérée comme pauvre en Belgique lorsque son revenu disponible ne dépassait pas 882 euros par mois pour une personne isolée ou 1 726 euros pour une famille de quatre personnes.</p>
<p><em><strong>Extrait de la Libre Belgique &#8211; Grégoire Comhaire</strong></em></p>
<p>Cette étude a été réalisée en 2007. Les chiffres vont grimper suite aux mesures gouvernementales dont la maxime est « Les riches plus riches, les pauvres plus pauvres « (NDLR)</p>
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		<title>Un goût de trop plein</title>
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		<pubDate>Fri, 10 Feb 2012 13:07:42 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Robert</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Nous vivons décidément dans un monde trop plein de gens. Il y a trop de gens partout. Il y a trop de gens dans la rue : on veut dire qui y dorment. Il y a trop de gens aussi en prison : on veut dire qui pourraient dormir ailleurs.

On lisait cela ce matin dans les pages d’un journal, ce n’était pas les mêmes pages, mais c’était le même journal.
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			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: center;"><a href="http://www.spwb.be/wp-content/uploads/2012/02/sdf1.bmp"><img class="aligncenter size-full wp-image-1503" title="sdf" src="http://www.spwb.be/wp-content/uploads/2012/02/sdf1.bmp" alt="sdf" /></a></p>
<p style="text-align: center;"> </p>
<p style="text-align: justify;">Nous vivons décidément dans un monde trop plein de gens. Il y a trop de gens partout. Il y a trop de gens dans la rue : on veut dire qui y dorment. Il y a trop de gens aussi en prison : on veut dire qui pourraient dormir ailleurs.</p>
<p style="text-align: justify;">On lisait cela ce matin dans les pages d’un journal, ce n’était pas les mêmes pages, mais c’était le même journal.</p>
<p style="text-align: justify;">Et l‘on se disait que ces surpeuplements devaient forcément avoir partie liée car, évidemment, quand on a fini de dormir avec trop de gens en prison, il n’est pas exclu non plus qu’on aille dormir avec trop de gens dans la rue.</p>
<p style="text-align: justify;">Mais que fais-je là à mélanger les paillasses et les cartons ? Je démarre ma chronique en étant hors sujet : ce n’est pas qu’il y ait trop de gens, c’est simplement qu’il fait trop froid. Et on voit plus les gens en trop quand il y a moins de température, c’est comme ça. Le froid a cette vertu subtile de rendre l’invisible visible comme on observe mieux les pas laissés dans la neige.<br />
Ce matin donc, Peter De Roo, le délégué gouvernemental aux places d’accueil — c’est son titre et c’est aussi désormais un métier — annonçait par voie de presse à sa ministre de tutelle, Maggie De Block, que, je cite, le droit d’asile était piétiné dans notre pays. C’est ce que je disais : on voit beaucoup mieux le piétinement quand l’hiver vient.</p>
<p style="text-align: justify;">Et Peter De Roo — qui a un titre mais qui ne parvient pas à faire son métier — de contester la tempérance ministérielle en matière d’urgence. On n’a pas fait ce qu’il fallait faire, on a même décidé du contraire : comme une sorte de mise en abyme des décisions crâneuses qui nous parlent par exemple des régulations bancaires ou de l’emploi qui si on veut on peut.<br />
Nous en sommes donc rendus, dans ce pays de bonne humeur, à de l’humanitaire : le Samu bruxellois lance aussi un appel général à la solidarité et à l’accueil, chez soi, d’un sans abri. A la fin des fins, on en revient toujours aux citoyens. Pourquoi on ne commence pas par eux, c’est une juste question, mais l’urgence est de ne pas laisser mourir des gens dans la rue.<br />
Pas de chance pour Monsieur Nunes, lui il est déjà mort dans une rue : dans la rue Gambier à Uccle, une jolie chose tout en pente. C’est là que l’on a jeté sons corps alors que sur le chantier où il travaillait, tout à côté, il avait fait une crise cardiaque. Le patron avait donné l’ordre aux autres ouvriers de ne pas appeler l’ambulance, d’aller se débarrasser du corps et puis de passer chez la veuve pour lui offrir 10.000 euros en échange de son silence.</p>
<p style="text-align: justify;">Il faut dire que Monsieur Nunes travaillait au noir. Il n’avait pas retrouvé d’embauche légale après son licenciement d’une firme du bâtiment. Par un effet de coïncidence dont le malheur a le secret, cette firme vient d’être condamnée pour licenciement abusif : Monsieur Nunes n’aurait jamais dû perdre son travail en clair chez des aigrefins pour devoir en trouver un autre au noir chez un salaud qui l’a laissé mourir pour ne pas avoir d’ennuis.</p>
<p style="text-align: justify;">Ça se passait en novembre dernier, on l’apprend aujourd’hui. En novembre dernier, il ne faisait pas froid. On ne voyait pas encore les gens en trop, ceux pour qui la société est décidément socialement inadaptée. Maggie De Block devrait peut-être en toucher un mot à Monica De Conninck. Allez belle soirée et puis aussi bonne chance.</p>
<p style="text-align: justify;"><em><strong>Paul Hermant (Chronique La Première)</strong></em></p>
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		<title>Le Secours Populaire vous présente ses meilleurs voeux pour l&#8217;année 2012</title>
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		<pubDate>Sun, 01 Jan 2012 18:29:55 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Robert</dc:creator>
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			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: center;"><a href="http://www.spwb.be/wp-content/uploads/2012/01/mur-spwb.jpg"><img class="size-full wp-image-1486 aligncenter" title="mur-spwb" src="http://www.spwb.be/wp-content/uploads/2012/01/mur-spwb.jpg" alt="mur-spwb" width="604" height="453" /></a></p>
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